c=#ff1100]Victime de la récession minière dans les années 1968-69, le club connaît une période difficile au point d'abandonner le professionnalisme.
Le Racing évoluera alors en Championnat de France Amateur la saison suivante mais rebondira rapidement au plus haut niveau grâce à l'action d'un maire passionné : André Delelis. Lens dispute une demi-finale de la Coupe de France en 1971-72 et les supporters retrouvent la direction de leur stade. Mieux, l'année suivante, les Sang et Or remportent leur championnat et retrouvent l'élite. Dès lors, un grand Lens allait naître et connaître plusieurs aventures européennes.
En 1975, le RCL dispute la finale de la Coupe de France face à Saint-Etienne. Battus 2-0, Les Lensois accèdent néanmoins à la Coupe des coupes grâce au doublé des Verts et leur premier adversaire européen est Home Farm Dublin mais l'aventure s'arrêtera au tour suivant face à La Haye.
Lors de la saison 1977-78, les Lensois réalisent une performance qui marquera l'histoire du club. Lors du second tour de la coupe de l'UEFA, après s'être inclinés 2-0 à Rome face à la Lazio, Didier Six et ses partenaires humilient les Italiens au retour, 6-0 après prolongations. Eliminés ensuite par Magdebourg, ils ne peuvent éviter la descente en D2 où ils ne feront qu'un bref passage d'une saison. Trois ans après, Lens retrouve le niveau européen. Cette fois, tous les clubs sont belges...
Lors de cette campagne 1983-84, les quarts de finale restent encore inaccessibles pour les Lensois, sortis par Anderlecht, vainqueur au retour après avoir réussi le nul à Bollaert (1-1). Le match aller reste gravé dans les mémoires avec ce fameux caillou jeté des tribunes sur la jambe de Munaron... qui laisse échapper le cuir dans ses filets.
En 1985, 46837 spectateurs assistent au match de Coupe de France. En 1986-87, les Lensois disputent un seul tour européen, battus par Dundee United. Malgré tout, le Racing fête aussitôt ses 80 ans à l'occasion de la venue de Nantes.
L'année 1988-89, marquée par l'arrivée d'un jeune et ambitieux président, Gervais Martel, est encore synonyme de relégation en D2. Le purgatoire dure deux saisons avant que le RCL ne retrouve l'élite. Victorieux de Valenciennes et Strasbourg, les Nordistes sont dominés par Toulouse, mais retrouve néanmoins la D1 grâce aux rétrogradations de Nice et Bordeaux.
En février 1992 , la venue de Marseille redonne des couleurs à toute une région et permet de porter le record de spectateurs à 48912.
Une autre aventure en coupe UEFA débute au cours de la saison 1995-96. Après Beggen et Odessa (17 buts en quatre matchs), Lens tombe sur le Slavia Prague et s'incline devant un certain Vladimir Smicer...
Une fois de plus, Lens ne connaîtra pas le printemps européen ! La saison suivante n'offrira qu'un seul rendez-vous international à Bollaert. Lens est sorti d'entrée par la Lazio de Rome... avant de sombrer dans les profondeurs du classement.
Roger Lemerre, qui impose Daniel Leclercq comme adjoint, est appelé au chevet le 9 mars. Quelques semaines plus tard , Lens sauve sa tête...
L'année du Mondial en France, le Racing fait parler de lui au mois de mai. A Auxerre, au soir de l'ultime journée de D1, Lens, avec Leclercq aux commandes, devient champion de France grâce à un but de Lachor.
La nuit sera longue et belle à Bollaert. 30000 supporters viennent fêter les héros. Nuit magique... Quelques jours avant, les mêmes Lensois avaient perdu la finale de Coupe de France face à Paris SG, déjà vainqueur en demi-finale de la Coupe de la Ligue. Quelle année !
Douze mois plus tard, le RCL écrit une nouvelle page de son histoire en participant à la Ligue des champions et en remportant la Coupe de la Ligue aux dépens de Metz (but de Moreira). Le Stade de France est rouge et jaune... et Bollaert, le lendemain, accueille encore une fois ses héros.